Cercle spirite Allan Kardec de Paris
| Sommaire | Allan Kardec | Les pionniers du spiritisme | Les spirites du Père Lachaise | Ils en ont parlé | Forum |
| Ouvrages | Magnétisme | Les pionniers suite | Liens | Aider nos chers disparus | Les conférences |
Les précurseurs du spiritisme d'Amérique Latine
|
Les précurseurs d'Amérique Latine Pratiquement inconnus en France, les spirites d’Amérique
du sud furent nombreux depuis le XIXème siècles, à suivre fidèlement les
enseignements d’Allan Kardec. Depuis l’avènement du kardécisme, le
spiritisme latino-américain a connu un grand développement. De nombreux
penseurs et intellectuels ont participé à un travail de grande
envergure, en expérience, en réflexion et en diffusion. Des écrivains,
poètes, journalistes, hommes politiques et scientifiques, ont été
spirites, laissant derrière eux une abondante littérature, qui reste
méconnue en France faute de traductions. |
|
|
Argentine |
Nous distinguons dans l’histoire du spiritisme argentin trois grandes personnalités qui ont donné au mouvement une impulsion résolument sociale et humaniste dans un courant de pensée qualifié de socialiste-spirite, menant une réflexion sur le progrès des cultures et des civilisations à la lumière de l’éthique spirite. |
|
|
Cosme Marino (1847-1927) : Journaliste et propagandiste infatigable, Marino accomplit son parcours spirite dès l’âge de 22 ans aux côtés de l’association «Constancia». Il devient le leader spirite national, considéré comme le «Kardec argentin». Directeur de la revue «Constancia», il laissa plusieurs ouvrages dont «Le spiritisme et la science», «Preuves concluantes de l’existence de l’âme», «Concept spirite du socialisme», «Le spiritisme en Argentine». |
|
|
Manuel Porteiro (1881-1936) : Issu d’un milieu très pauvre, cet autodidacte étudia tous les philosophes pour à son tour développer une pensée construite autour d’une sociologie spirite. Rejetant aussi bien le capitalisme que la vision matérialiste du marxisme, il prôna un socialisme spirite fondé sur les valeurs éthiques et esthétiques de l’être, en dehors de toute mystique et de toute forme théologique. Il parlait d’une révolution à caractère moral, intégrant toutes les dimensions culturelles d’un spiritisme dialectique, débarrassé de ses déviations mystiques. |
|
|
Humberto Mariotti (1905-1982) : Ecrivain,
philosophe et poète, fut marqué par la pensée spirite et sociale de
Manuel Porteiro. Il donna au spiritisme une empreinte sociale pour une
société fondée sur les valeurs de justice, d’égalité et de liberté.
Quelques titres parmi son immense œuvre écrite : «Victor Hugo le poète
de l’au-delà», «La loi et l’histoire», «La parapsychologie à la lumière
de la philosophie spirite», «Les idées spirites et la société moderne». Humberto Mariotti associait à sa passion littéraire, une grande culture et des dons oratoires, mis au service d’un spiritisme social, qui eut un grand impact sur le mouvement spirite argentin. |
|
|
Le Brésil, terre de contrastes, a connu et
connaît encore de grandes diversités culturelles et spirituelles
auxquelles le spiritisme n’a pas échappé. Parmi les pionniers, le nom de
Bezzera de Meneses est incontournable dans l’histoire du
spiritisme brésilien. Il demeure cependant une référence teintée de
catholicisme, au travers de la déviance roustaingouiste, du nom du
français Jean-Baptiste Roustaing, qui développa au XIXème siècle un
spiritisme religieux en opposition avec les thèses d’Allan Kardec.
Roustaing, pratiquement oublié en France, eut une très grande influence
dans l’édification du mouvement spirite brésilien. Médecin et député décédé en 1900, Adolfo Bezzera de Meneses acquit la double réputation de «médecin des pauvres» et de «Kardec brésilien». |
|
|
Dans une perception plus progressiste et laïque citons le grand intellectuel Herculano Pires (1914-1979), journaliste, écrivain, philosophe, professeur et poète, qui à l’âge de 22 ans s’orienta vers le spiritisme pour devenir l’un des plus grands auteurs spirites, laissant derrière lui un nombre considérable d’ouvrages. Il réalisa notamment une étude très approfondie et argumentée sur la médiumnité du guérisseur José Arigo |
|
|
Cairbar Schutel (1868-1938), maire de sa ville, fut aussi un écrivain spirite fertile doublé d’un orateur qui donnait des conférences radiophoniques dans les années 30. Parmi ses sujets de prédilection, les rapports et différences entre le spiritisme et les religions chrétiennes. |
|
|
Deolindo Amorim (1906-1984), journaliste, puis fonctionnaire au ministère des finances à Rio, fut un grand défenseur du spiritisme, qui s’attacha à bien distinguer le spiritisme de ce qu’il n’est pas, au pays où se mélangent dans une grande confusion les pratiques d’origine africaine, les religions chrétiennes, voire même la théosophie et le mouvement Rose-croix. Il consacra donc une partie de son œuvre spirite à discriminer les différences, au profit d’un spiritisme essentiellement kardéciste et progressiste. |
|
|
Carlos Imbassahy (1883-1969), écrivain fécond, fut l’auteur de 50 livres, parmi lesquels on compte des travaux de grande valeur scientifique en rapport avec tous les aspects de la parapsychologie et du spiritisme. |
|
|
Chico Xavier, né en 1910, est le médium bien connu qui a à son actif 400 livres, en vers et en prose, dictés par des centaines d’esprits et reçus par écriture automatique. En tant que médium, il demeure l’une des grandes référence pour les spirites brésiliens. |
|
|
Mexique Francisco Indalecio Madero qui fut le président de la république de 1911 à 1913, s’est aussi distingué comme souscripteur de la Revue Spirite et président de plusieurs congrès spirites mexicains, il traduisit en langue espagnole le livre «Après la mort» de Léon Denis.
|
|
|
Nicaragua Le patriote Augusto Cesar Sandino (1895-1934), qui dirigea la guérilla contre l’occupation nord américaine de 1927 à 1933, fut aussi un spirite de grande conviction. Toutes ses lettres, proclamations et discours, font allusion à la survivance de l’esprit, la réincarnation et la communication avec l’au-delà. C’est son nom qui est à l’origine du mouvement sandiniste. |
|
|
Cuba Se distinguent les noms de Soto Paz Basulto et Ofelia Leon Bravo,
puis un personnage mieux connu internationalement : José Marti.
|
|
Porto Roco |
Rosendo Matienzo Cintron (1855-1913), fut un
brillant écrivain, orateur et dirigeant politique. Il a joué un rôle
déterminant dans la lutte pour l’indépendance de son pays, il est
considéré comme l’un des pères de la nation Portoricaine. Il fut un
ardent propagateur des idées kardécistes reliées à ses propres
convictions progressistes de libre penseur. Il fut président de la
Fédération Spirite de Porto Rico. Manuel Corchado y Juarbe (1840-1884) : avocat qui obtint ses diplômes à Barcelone (Espagne), il connut une trajectoire publique d’orateur, de poète, et d’écrivain au service des revues spirites de son temps. Député aux Cortés espagnols, il proposa en 1873 avec 4 autres députés spirites, un projet de loi pour que le spiritisme soir enseigné dans l’éducation officielle d’Espagne. Parmi ses écrits, le roman «Histoire d’outre tombe». |
|
Vénézuéla
|
Jesus Enrique Lossada (1892-1948) Grand intellectuel d’une érudition exceptionnelle, Lossada consacra sa vie à l’enseignement, à la magistrature en tant qu’avocat, et au spiritisme. Il étudia la médiumnité, le magnétisme et l’hypnose, participant à des expériences menées avec une grande rigueur scientifique. Fondateur de la revue «Psiquis», il fut aussi le chantre poète du spiritisme, au travers de poèmes et de contes où se mélangent le paranormal, la critique sociale et l’atmosphère romantique, et où prédomine le thème de l’exploration de l’âme humaine. Il créa notamment un très long poème dédié à Katie King, dans une évocation des séances spirites menées par William Crookes. David Grossvater (1919-1974) est né à Cracovie en Pologne. Sa famille fut exterminée par les nazis dans un camp de concentration. Il émigra au Venezuela en 1930 et y fonda le mouvement spirite CIMA en 1958, toujours existant aujourd’hui, sous la responsabilité de Jon Aizpurua. Il écrivit plusieurs livres orientés dans une vision résolument laïque, non religieuse et de libre pensée, du spiritisme. Il décéda en la ville de Maracay. |
ECHOS
Une idéologie socialiste
«Nul doute que tout spirite devrait avoir une mentalité socialiste, en considérant les graves problèmes économiques et sociaux qui affligent le monde contemporain. Le spiritualisme spirite est la conception idéologique la plus sûre pour développer une interprétation idéaliste exacte de l’homme et de l’histoire. Car tout ce qui est dit pour rendre compte des processus économiques de l’histoire, demeurera insuffisant si cela ne repose sur des faits spirituels évidents.»
Tiré de «Parapsychologie et matérialisme historique», Humberto Mariotti, Buenos Aires
La première radio spirite
Buenos Aires, Argentine, 12 mai 1927. Sous l’égide de la Confédération Spirite Argentine et de la société spirite «Constancia», est inaugurée la première radio spirite appelée B-4 puis ultérieurement «Radio Sarmiento».
Manuel Vasquez de la Torre, président de la confédération, inaugure la radio par une vibrante allocution radiodiffusé : «(…) Nous lançons un appel à tous les hommes conscients et de bonne volonté de notre pays et des nations sœurs qui entendent notre parole, afin qu’ils prêtent une oreille et analysent avec impartialité les vérités auxquelles nous sommes arrivé, sans autre intérêt que celui de notre perfectionnement individuel et collectif . Nous avons consacré notre temps le plus précieux à l’investigation des secrets de la vie de l’au-delà, dont la connaissance scientifique et la preuve logique nous amènent à diriger notre vie vers les chemins les plus nobles (…)»
Cette première expérience radiophonique devait malheureusement prendre fin le 4 novembre 1930 ; un cyclone détruisait l’édifice qui abritait cette radio.
A propos de la guerre
«La structure économique de la société et les causes matérielles qui déterminent les conflits humains, nécessitent une explication par des facteur à la fois d’ordre humain et spirituel, c’est-à-dire par des causes qui résident en l’homme et non en dehors de lui, car les causes d’ordre économique à l’origine de tous ces conflits, sont le résultat de l’imperfection des hommes. (…) Pour que ces causes disparaissent, pour que les hommes acquièrent une valeur morale et matérielle afin de lutter contre elles, le facteur économique ne suffit pas. Il est indispensable de stimuler la sensibilité, les sentiments, la conscience, la volonté et l’imagination des individus et des peuples, ces facteurs d’ordre moral et spirituel, sans lesquels il ne peut y avoir d’action contre la guerre ni de transformation économique et sociale. (…)»
Manuel Porteiro. Argentine. 1931
Extrait de poème. Jose Marti. Cuba
Je cultive une rose blanche
En juillet comme en janvier
Pour l’ami sincèreQui me donne sa main franche.
Et pour celui, cruel
Qui m’arrache le cœur
Ne cultive ni chardons ni orties
Je cultive une rose blanche.
Congrès à Sao Paulo
La Confédération spirite panaméricaine CEPA organise la XIVème conférence régionale spirite internationale, qui aura lieu du 14 au 17 novembre 2002. Deux ans après le congrès de Porto Alegre, où fut initiée une réflexion sur l’actualisation du spiritisme, la confédération entend poursuivre l’analyse et le débat avec pour thème central de cette nouvelle rencontre, «Actualiser pour durer».